Marianne Mauclair

Du 02 au 25 novembre 2021

Essai sur l’anthotype vernaculaire

 » Idée de mémoire collective liée à un espace « 

Recherches anthotypiques et récit photographique lié au Tiers-Lieu

Marianne Mauclair, artiste plasticienne, a souhaité réaliser des anthotypes vernaculaires avec des plantes présentes sur le site : des raisins d’Amérique. Elle a réalisé des photographies du site. Marianne les a ensuite tirés sur un papier badigeonné de l’émulsion obtenu à partir des plantes. La présentation de l’œuvre consistera en un livret. Cela lui permet de conserver une trace des images, les anthotypes s’effaçant au fil du temps.

L’anthotype est une méthode d’impression à partir de la chlorophylle.

« Anthos » vient du grec = fleur et « type » = traces, marques.

Marianne Mauclair, anthotype vernaculaire avec émulsion des raisins d’Amérique.

Les étapes de travail de Marianne :

1. Elle a concentré sa recherche, notamment, sur le raisin d’Amérique en modifiant l’émulsion : elle commence par écraser les plantes au mortier, puis elle rajoute de l’alcool isopropylique pour aider le pigment à se détacher de la plante. Elle a expérimenter l’eau oxygénée mais l’essai n’a pas été concluant. Au final, elle remplie le mortier de végétaux et rajoute 2 bouchons d’alcool ménager. Ensuite, elle filtre le jus dans un filtre à café (mais il se déchire) ou une chaussette (c’est mieux). Enfin, elle applique le jus sur le papier aquarelle, qui est un papier buvard qui absorbe le liquide, et laisse sécher cette émulsion une nuit dans le noir.

Marianne Mauclair, atelier anthotype vernaculaire avec émulsion des raisins d’Amérique.

2. Étape de la prise de vue, développement sur place des pellicules puis, elle imprime ses photos sur des papiers transparents qui vont servir de pochoirs une fois posé sur le papier émulsionné et mis au soleil. L’orientation est importante ! Il y a un résultat par cache : toute la partie sombre va garder la couleur foncée de l’anthotype et créer le dessin. Marianne a fait des essais sur de petites temporalités et a eut des résultats. Elle a choisi de laisser ses images s’ensoleiller dans des espaces de passages du Tiers-Lieu. Cela était comme une première exposition qui, en cas de mauvaise réussite des anthotypes, était déjà un temps de partage.

3. Au bout de 2 semaines et demie, Marianne a commencé ses 1er ateliers : prise de vue, développement de pellicules, retouche d’image sur Photoshop, … Deux pellicules n’ont pas pu être développées correctement à cause d’un problème de chimie. Alors, Marianne a interviewé les apprentis photographes pour qu’ils/elles lui décrivent ces photos qui n’existeront jamais.

Marianne compte continuer ses recherches sur les anthotypes et est ravie d’avoir pu expérimenter cette méthode. Elle rentre chez elle, à Rennes, et va travailler sur les anthotypes à partir d’algues.

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